Le Ministre annonce la mise en place d'une commission d'enquête sur les détentions préventives irrégulières

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane, s’est rendu le jeudi 12 février 2026 à la prison centrale de Libreville où il a pu s’apercevoir des conditions de détention des personnes privées de liberté. Le Gouvernement s’attèle à inverser les chiffres en faisant en sorte qu’il y ait moins de détenus préventifs que des condamnés dans les prisons.Le Ministre a annoncé la mise en place d'une commission d'enquête sur les détentions préventives irrégulières.

Il s’agit d’une visite qui aura permis au Garde des Sceaux de prendre le pouls du fonctionnement de l’établissement pénitentiaire et de relever les défis dont la célérité dans le traitement des dossiers par les Magistrats pour désengorger la prison centrale de Libreville qui accueille un nombre élevé de détenus préventifs

Le Membre du gouvernement qu’accompagnaient les acteurs de la chaîne judiciaire et les responsables en charge des droits humains, a pu s’apercevoir des changements positifs au sein de la détention à travers la réhabilitation et la modernisation des infrastructures.

Il a visité tour-à-tour le Commandement en Chef, la maison d’arrêt pour femmes, la détention pour mineurs et quelques blocs des plus peuplés dont le lieu-dit ‘’la chine’’, les différents postes de police, la brigade cynophile, l’économat, le centre de réinsertion, l’infirmerie, la chapelle, etc.

Les statistiques le prouvent, une grande partie des pensionnaires ici sont en détention préventive souvent prolongée, et c’est un souci », a souligné le Garde des Sceaux.

Selon les chiffres évoqués, sur environ 3 500 détenus à la Prison centrale, seuls 500 à 600 auraient été jugés, ce qui signifie que près des trois quarts sont en attente de procès. Une situation préoccupante que les autorités entendent corriger.