Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin EMANE, a procédé à l’ouverture officielle des ateliers techniques de ‘’validation du registre harmonisé des lieux de privation de liberté au Gabon’’ et de formation des responsables de la chaîne pénale sur les pratiques de détention conformes aux droits de l’homme au Gabon’’.
Lors de l’ouverture des ateliers cités, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin EMANE, a tenu à remercier la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies au Gabon, Fatou Aminata Lo et à travers elle, le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale, partenaire stratégique du Gabon dont l’appui témoigne de la volonté commune de moderniser l’appareil judiciaire gabonais ; pour traduire au mieux les traités internationaux en outils pratiques et opérationnels sur le terrain.

Il a rappelé que la restauration des institutions voulues avec force et pragmatisme par le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, exige une justice qui ne se contente plus de punir mais une justice qui protège la dignité inaliénable de chaque citoyen, y compris lorsqu’il est privé de liberté.
Face aux magistrats, aux officiers de police judiciaire, aux agents de la sécurité pénitentiaire, aux avocats et autres participants, Augustin Emane a indiqué que l’outil technique au centre des débats est une réponse directe aux recommandations des mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme.
Il permet de garantir la traçabilité absolue et de corriger les faiblesses du passé à travers des objectifs précis : Le parcours de chaque citoyen interpellé doit être consigné avec précision, de la première minute de sa garde à vue jusqu’à son déferrement ou sa mise en liberté.
Le registre harmonisé des lieux de privation de liberté soumis à validation, est un outil qui vise à éradiquer les détentions arbitraires, à faciliter le contrôle judiciaire en offrant aux magistrats du parquet un outil fiable pour inspecter les lieux de détention de manière efficace et transparente non sans permettre aux différents maillons (police, gendarmerie, administration pénitentiaire) de partager les mêmes standards d’enregistrement et de suivi.
Pour le Membre du Gouvernement, la synergie étroite qui sera créé avec le Barreau à travers la validation du registre harmonisé et l’application stricte du Code de procédure pénale nourrie par l’expertise du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme sont les fondations solides d’une justice plus humaine et plus juste.

La première journée des travaux en ateliers avait pour articulations : La présentation des objectifs, des résultats attendus et de l’agenda ; la présentation du processus ayant conduit à l’élaboration du registre harmonisé et normalisé de détention ; la présentation du cadre juridique national et des normes internationales relatives à l’enregistrement des personnes privées de liberté ; la présentation détaillée du registre harmonisé et normalisé de détention : structure, contenu et principales innovations.
Les échanges en plénière marqués par les observations générales et les discussions techniques sur le registre, l’examen technique du registre à travers notamment les informations administratives, l’admission et écrou, la situation judiciaire, les mouvements et transfèrements, ont marqué la fin de la première journée de l’atelier.
Madame le Représentant Résident du Système des Nations Unies s’est voulue rassurante quant aux résultats attendus au terme des travaux des ateliers prévus pour durer plusieurs jours. Elle a exhorté les participants à donner le meilleur d’eux pour parvenir à l’adoption des recommandations finales porteuses.