Alors que la question de la surpopulation carcérale demeure pour les autorités gabonaises une priorité. La prison de ‘’Ngossou’’, située à Divindet, dans le premier arrondissement de la commune de Mouila, construite et équipée sur une superficie de plus d’un hectare et dotée d’une capacité de près de 300 détenus aurait permis de désengorger l’actuel maison d’arrêt de la ville. Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane s’y est rendu le mercredi, 20 mai 2026 en vue de s’assurer de l’opportunité de faire de Mouila le point de départ des solutions à apporter à l’épineuse question de la surpopulation carcérale au Gabon.
En visite à Mouila dans le cadre des missions d’inspection du patrimoine et de prise de contact avec les personnels relevant de son département ministériel, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane, s’est également rendu à la prison centrale de Mouila le mercredi, 20 mai 2026.

Accompagné du Colonel Moussadji Elie Maurice, il a visité l’ensemble des services essentiels de l’administration pénitentiaire et des détentions dont la nouvelle annexe de la maison d’arrêt.
La prison centrale de la capitale provinciale de la Ngounié a été construite dans les années 1950 pour une capacité de 50 personnes. A date, elle accueille 454 détenus dont 16 mineurs, 6 femmes et 432 hommes.
Un descriptif de la situation peu élogieux et d’autant plus alarmant que le Ministre Augustin Emane a pris la résolution de revisiter son agenda de visites à Mouila. Il s’est particulièrement rendu avec les membres de la délégation à la prison de ‘’Ngossou’’, située à Divindet, dans le premier arrondissement de la commune de Mouila.

Il s’agit d’une prison moderne de près de 300 places pour détenus entièrement équipée et dont les travaux sont arrivés à achèvement en 2003 avant d’être complètement désossée par les vandales.
Ce cadre conçu pour aider au désengorgement de l’actuel maison d’arrêt de Mouila aurait permis de s’inscrire un peu plus dans le respect des conventions internationales en ce qui concerne notamment les droits des détenus.
Fort de cette réalité, le Ministre de la Justice s’est exprimé devant les médias au terme de sa visite des locaux de la sécurité pénitentiaire où il a relevé quasiment les mêmes dysfonctionnements.

Selon lui, les questions de surpopulation carcérale, les problèmes de sous effectifs en personnels, témoignent de l’intérêt d’inverser la courbe. Il a émis le vœu de dissocier les détenus mineurs des détenus adultes. Il y a un bâtiment qui est totalement fonctionnel, équipé et disponible 2003 du fait des dysfonctionnements que le pays a connus.
Il a tenu à préciser qu’il va falloir que les départements sectoriels se concertent, pour décider du sort réservé à cette bâtisse. Il est de notre intérêt de le réhabiliter et je demanderai une estimation de ce qui peut être fait pour que Mouila puisse être le point de départ de solutions à apporter à l’épineuse question de la surpopulation carcérale, a-t-il précisé.
Il est à préciser que le Ministre de la Justice a présenté ses civilités tôt dans la matinée au Gouverneur de Province, Francis Oyinamono avec qui il a fait de bout en bout les visites.