Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane, a reçu en audience le jeudi, 23 juillet 2026 dans l’après-midi, M. Aliou Sall, Chef du Bureau de l’Office des Nations Unies Contre la Drogue (ONUDC) qu’accompagnait M. Sérigne Assane Dramé, Coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme mondial sur les crimes contre l’environnement à l’ONUDC avec qui il a discuté de la lutte contre la criminalité transfrontalière basée sur les ressources durables, de la révision du code de procédure pénale et de la création d’une juridiction spécialisée.
Au centre des échanges, l’intérêt de travailler de concert, pour mettre en cohérence les textes et les compétences des juridictions dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière basée sur les ressources durables.
Lors de l’entrevue qu’a accordée le Membre du Gouvernement à la délégation de ONUDC conduite par Aliou Sall, la nécessité qui s’impose à l’Etat Gabonais de combler le vide juridique actuel en procédant à la réécriture de certaines dispositions du code de procédure pénale était au centre des échanges.
Pour l’heure, le code de procédure pénale gabonais n’est pas de nature à prévenir la lutte contre la criminalité transfrontalière, maritime et environnementale (les airs protégés). Ils ont précisé que la logique qui soutient l’action de l’ONUDC est le démantèlement des réseaux qui le favorise et la condamnation des auteurs.

L’ONUDC est disposée à accompagner le Gabon dans le domaine de la formation, avec le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale dont les Magistrats ; en développant les instruments juridiques qui concernent le dispositif de prévention en matière de préservation des airs protégés au Gabon.
A toutes ces précisions de l’organisation Onusienne, M. Augustin Emane s’est voulu rassurant. Il a précisé que le Gouvernement Gabonais est prêt à poursuivre les discussions avec l’ONUDC tout en rappelant qu’il est important d’œuvrer à la mise en place dans le pays d’une juridiction spécialisée, pour mettre fin à la polémique née de la compétence du juge et de la juridiction lorsqu’il s’agit de la jonction confluente des types d’effractions.

Le Gabon a besoin de l’ONUDC pour l’aider dans l’articulation des compétences des uns et des autres pour parvenir à des résultats concrets. Il reste de ce fait prêt à contribuer à la recherche d’une réponse pénale appropriée ; pour lutter efficacement contre la transversalité du phénomène et les réseaux criminels transfrontaliers.
Les parties sont convenues au sortir des dispositions à prendre pour une meilleure préparation des modules de formation devant aider au renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale. Le Gabon a indiqué qu’il saura prendre toutes les dispositions en adossant son ambition au processus de renforcement de la coopération entre les États de la sous-région.