Le 30 juillet de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains. L’édition 2026 a été célébrée au Gabon sous le slogan: « Piégés derrière l’escroquerie ». A cette occasion, le Représentant Résident de l’Unesco au Gabon, Marco Patricio Zambrano Restrepo, a remis au Membre du Gouvernement Gabonais le manuel de procédures opérationnelles standardisées de prise en charge des personnes victimes de traite et des migrants en situation de vulnérabilité au Gabon.
La cérémonie officielle de célébration s’est tenue le jeudi, 30 juillet 2026 au Ministère de la Justice, en présence d’Augustin Emane, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains et les représentants du Système des Nations Unies et partenaires.
A cette occasion, le Représentant Résident de l’Unesco au Gabon, Marco Patricio Zambrano Restrepo, a remis au Membre du Gouvernement Gabonais le manuel de procédures opérationnelles standardisées de prise en charge des personnes victimes de traite et des migrants en situation de vulnérabilité au Gabon.

Une phase de remise à laquelle le Garde des Sceaux Gabonais a souscrit, en déclarant officiellement intégré au corpus des instruments de protection des droits de l’homme en République Gabonaise, le manuel de procédures opérationnelles standardisées de prise en charge des victimes de traite et des migrants en situation de vulnérabilité au Gabon. Ce manuel est désormais une norme de référence politique et administrative opposable, a-t-il affirmé.
Cette célébration, ponctuée de trois (3) allocutions, a permis au Gabon, par la voix d’Augustin Emane, de réaffirmer que la lutte contre le phénomène cité constitue une priorité nationale et qu’il s’engage à renforcer ses mécanismes de prévention, de protection et de coopération régionale afin de mettre fin à l’exploitation et de garantir le respect des droits des personnes vulnérables.
Il a tenu à saluer l’acte de transmission du manuel qui transcende le simple formalisme administratif. Il est le symbole d’un partenariat indéfectible et l’expression d’une confiance mutuelle sans cesse renouvelée en la République Gabonaise et l’ensemble des agences onusiennes qu’incarne le Système des Nations Unies.

L’outil qu’il a reçu en sa qualité également de Président de la Commission nationale des droits de l’Homme, est la boussole inflexible de l’action publique contre la criminalité organisée et l’exploitation des êtres humains, a-t-il rappelé non sans témoigner la gratitude de l’Etat Gabonais à l’ONUDC, l’OIM et l’UNICEF pour leur accompagnement.
Pour le Ministre Gabonais de la justice, la concrétisation de cet outil novateur traduit la volonté politique et humaniste du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguéma, qui fait de la justice sociale, de la refondation des institutions et de la protection des plus vulnérables le socle du développement de la Nation Gabonaise.
Il a tenu à préciser que les victimes de « criminalité forcée » ne sont pas des délinquants mais des êtres humains pris au piège d’une machination technologique globale. C’est pour répondre à ces mutations complexes, le long des routes de migration mixte terrestres et maritimes qui relient le Togo et le Gabon, que ce manuel a été minutieusement conçu.
Dans leurs interventions, Luca Rondi, Chef d’équipe section coopération de la délégation de l’Union Européenne auprès de la République gabonaise pour Sao-Tomé et Principé et la CEEAC et Marco Patricio Zambrano Restrepo, Représentant Résident de l’Unesco au Gabon, ont rappelé qu’il s’agissait d’un programme conjoint qui vise à renforcer la lutte contre la traite des êtres humains et à asseoir l’engagement commun : la protection des victimes et la préservation de leurs droits.