VISITE : En mission officielle à Dakar, au Sénégal du 18 au 21 octobre 2026, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane s’est rendu au Centre National Sénégalais du Bracelet Electronique où il a pu s’imprégner des modalités de mise en œuvre du bracelet électronique, dispositif important pour lutter contre la surpopulation carcérale et désengorger les prisons.
A Dakar, le Ministre Gabonais de la Justice s’est entretenu le lundi, 19 octobre 2026 avec son collègue Me Moussa Saar, Ministre de la Justice de la République sœur du Sénégal avec qui les questions ayant trait au renforcement de la coopération judiciaire, le partage d’expérience du Sénégal dans le champ de la surveillance électronique ont été abordés
Il s’agit pour le Gabon, de s’inscrire dans une démarche d’imprégnation et d’appropriation d’expériences et de bonnes pratiques, qui vise essentiellement à s’inspirer des modalités d’intégration du bracelet électronique dans l’arsenal judiciaire gabonais, a précisé Monsieur le Garde des Sceaux.
Cette mission est une aubaine pour le Gouvernement Gabonais en ce qu’elle constitue le socle d’une relation partenarial assise sur le processus d’enrichissement des mécanismes de surveillance électronique des personnes placées en détention par la justice.

Elle a permis de favoriser les échanges techniques entre les administrations des deux pays, notamment sur l’évolution des mécanismes de surveillance des personnes placées en détention.
Le Pr Augustin Emame, a pris l’essentiel des données informatives utiles sur le dispositif du bracelet électronique en vue de son implémentation en République Gabonaise, conformément aux orientations des plus hautes autorités gabonaises, qui font de la condition des personnes privées de liberté une priorité.
A travers cette mission officielle, le Gabon entend aider au désengorgement des prisons et à l’amélioration des conditions de détention. Elle a eu l’avantage de donner à la délégation gabonaise l’opportunité d’observer avec munitie le modèle de réussite sénégalais en la matière, pour l’adapter au système judiciaire gabonais.
L’instauration du bracelet électronique au Gabon aura pour résultats un paiement par les détenus qui engendrera des nouvelles recettes pour l’État tout en modernisant le processus de justice pour les détenus.
Il est à rappeler par ailleurs qu’un répertoire synthétique des sanctions pénales en République gabonaise repartit en quatre (4) grands groupes les peines principales selon la nature de l’infraction ; les peines alternatives à l’emprisonnement (matières correctionnelle et conventionnelle) ; les peines privatives ou restrictives de droits et peines complémentaires et le régime des sanctions applicables aux personnes morales.
Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, est accompagné du Directeur de Cabinet, Aristide P. Nyamat Bantsiva et du Directeur général des services techniques de la Sécurité Pénitentiaire, Colonel Ngoulakia Létabi.
Notons que la visite de la délégation gabonaise est le résultat de l’appui technique de l’entreprise GEOSATIS, laquelle est spécialisée dans le domaine de la surveillance électronique sécurisée, fiable, pratique et économique.