Les enfants privés de liberté et pensionnaires de la Maison d’arrêt de Libreville ont été célébrés le vendredi, 02 octobre 2026 à l’occasion de la célébration en différé de la journée de l’enfant africain, sous le thème : « L’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous les enfants ».
La célébration consacrée à l’enfant africain a été officiellement ouverte par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane. Elle a été l’occasion donnée au Membre du Gouvernement de la Vème République de renouveler son engagement à poursuivre les actions publiques plus rigoureuses tout en œuvrant pour une solidarité nationale renforcée et le bien-être de tous les enfants du Gabon.

Il a signifié aux 64 enfants célébrés dans l’enceinte de la prison centrale de Libreville que la République ne les oublie pas. L’erreur n’est pas une fatalité, et votre situation présente ne dicte en rien votre destin de demain. Chaque enfant a droit à une seconde chance. Notre responsabilité est de vous tendre la main, de vous protéger et de vous doter des outils nécessaires pour que vous deveniez les citoyens responsables, épanouis et fiers dont le Gabon de demain a besoin, a-t-il ajouté.
Pour le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, cette journée ne saurait être une simple commémoration de plus. Elle est un miroir tendu à nos consciences, un appel inflexible de notre devoir collectif et sanctuariser les droits de chaque enfant, sans distinction aucune et plus particulièrement ceux dont les trajectoires de vie ont croisé le chemin de la justice.

Au sein de la Maison d’arrêt de Libreville où le Commandement en Chef de la Sécurité Pénitentiaire, sous la supervision du Général des Corps d’Armée, Jean Germain Effayong-Onong, s’est assuré des conditions de sécurité et d’organisation de ladite célébration, les 64 enfants et pensionnaires ont activement pris part à la commémoration récréative qui leur était dédiée.
Ils ont respectivement participé aux jeux collectifs tels que la course de vitesse à l’aide de sacs, le tir à la corde. Les prestations scéniques à travers les chorégraphies et les danses modernes, les compositions musicales, les slams conçus autour des thématiques qui visent à conscientiser les enfants en conflits avec la loi ont permis à ces derniers de faire valoir leurs talents artistiques.

En osmose avec les artistes invités surprises de la célébration dont E.J du 5ème arrondissement de Libreville et Lovalova Anelka, les enfants ont manifesté leur profonde joie d’être honorés et de se sentir considérés par les autorités gabonaises à travers la direction des affaires sociales, de la protection de la jeunesse et de l’assistance judiciaire (DASPEAJ) du Ministère de la justice dont la directrice est Gladys Victoire Maganga Amoussou.
M. Augustin Emane en a également profité pour réaffirmer la portée symbolique que revêt cette célébration au sein de la prison centrale de Libreville : l’enfant privé de liberté demeure, avant tout, un enfant. Un enfant titulaire de droits fondamentaux que la République a le devoir de garantir d’autant que les mûrs qui les séparent du monde extérieur ne sauraient les exclure de la communauté humaine, ni de la protection de l’Etat.

Une protection de l’État qui commande un accès à l’eau potable, à l’hygiène et à un assainissement digne. C’est pour le Gouvernement Gabonais un droit inaliénable, consubstantiel à la dignité, à la santé, au développement harmonieux de chaque être humain et auquel se greffe les efforts constants des autorités gabonaises pour refonder le système de protection des mineurs via une modernisation des institutions spécialisées dans la prise en charge des mineurs au sein des prisons, pour en faire de véritables espaces de reconstruction.
Les autres temps forts de la cérémonie auront été les interventions respectives de la directrice des affaires sociales, de la protection de la jeunesse et de l’assistance judiciaire, Gladys Victoire Maganga Amoussou, du Dr. Marie-Reine Chirézi Fabry, Représentante Résidente du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).

Le jeune Christ Anderson Nounamo a lu la charte des mineurs pour rappeler aux officiels présents l’intérêt de satisfaire au plus pressé aux besoins liés à l’assainissement de l’environnement, à leur réinsertion et au suivi des dossiers au niveau des tribunaux. Des prix ont été remis aux meilleurs acteurs de la journée commémorative y compris des kits d’hygiène aux 64 enfants.
Notons que la Journée de l’enfant africain est célébrée chaque année le 16 juin en souvenir du massacre d’enfants lors de la marche de Soweto en Afrique du Sud en 1976.