Le mardi, 04 août 2026, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a ouvert le séminaire de réflexion sur l’élaboration de la loi de programmation de la Justice Gabonaise 2027-2032 organisé pour la première fois sous la Vème République par Augustin Emane, dans un cadre inclusif marqué notamment par la présence des anciens Ministres de la Justice dont Martin Mabala et Erlyne Antonela Ndembet Damas.
L’ouverture des assises du séminaire qui se tenait à l’École Nationale de la Magistrature qui se tiennent sous le thème : Quelle justice pour 2032? reposaient sur deux interventions. À cette occasion, M. Hermann Immongault, le Vice-président du Gouvernement, est revenu sur ce que symbolise la Justice en tant que socle de l’État des droits.
Le système économique ne saurait se réaliser en l’absence des mécanismes judiciaires spécifiques à la dimension des exigences et de la Vème République. Il a exhorté les participants à œuvrer davantage, dans le cadre du séminaire, à la mise en œuvre d’un projet de loi de programmation quinquennale de la Justice, qui constituerait ce cadre juridique susceptible d’assurer la cohérence des résultats perceptibles pour les citoyens.

Ces échanges sont l’opportunité donnée de parvenir à l’élaboration d’une feuille de route ambitieuse, a-t-il affirmé non sans appeler les uns et les autres à s’approprier l’exigence que commande les charges de l’Etat et des obligations pour parvenir à rapprocher un peu plus les services de la Justice aux citoyens.
Intervenant à son tour, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains Augustin Émane, a précisé que le projet de loi de programmation attendu au terme du séminaire, déterminera les orientations, les objectifs, les priorités, les moyens et les indicateurs de performance de la politique nationale de réforme de la Justice pour la période allant du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2032.
Il s’est apesanti, dans son mot de bienvenue, sur l’historique et la justification du séminaire de réflexion. Il est né de la feuille de route du Chef de l’État remise le 5 janvier 2026. M.Augustin Émane a fait la distinction entre les notions loi de programmation de la Justice et la réforme de celles-ci.

La loi de programmation est l’instrument de planification et de traduction opérationnelle de cette ambition de transformation. Elle doit permettre de déterminer, sur une période donnée, les objectifs poursuivis, les priorités retenues, les moyens à mobiliser, leur calendrier de déploiement et les résultats attendus.
Alors que la réforme constitue l’action de transformation du système judiciaire gabonais à travers les règles, les institutions, les procédures, l’organisation, les méthodes de travail, les ressources humaines, la gouvernance et les pratiques professionnelles. C’est cette distinction fondamentale qui a guidé les travaux du séminaire de réflexion.
Ils sont parvenus à ressortir les insuffisances du système judiciaire et à poser les jalons à même de répondre aux réalités d’accès à la justice, au respect des procédures, à la gestion des carrières des personnels, en redéfinissant le rôle des juridictions et en investissant dans la construction des infrastructures modernes.

Il a rappelé les objectifs envisagés dans me cadre de l’instauration d’une politique judiciaire en séparant les objectifs des moyens nécessaires à leur réalisation.Disposer d’une vision qui puisse être traduite en des objectifs qui puissent être traduits en actions chiffrées à même d’être programmées et évaluées. Il a remercié le Vice-président du Gouvernement de les avoir honorés de sa présence en procédant à l’ouverture du séminaire de réflexion sur l’élaboration d’une loi de programmation quinquennale de la Justice 2027-2032.
Pour que le processus législatif ne s’enlise pas une fois de plus, le Ministre de la Justice a demandé au Vice-président de peser de tout son poids auprès du Secrétariat Général du Gouvernement pour qu’au terme de ce premier séminaire dont le second est annoncé sur l’univers carcéral pour la rentrée judiciaire à venir.